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  • Thomas Lesourd

Antananarivo je t'aime.

Mis à jour : 1 mai 2019


Et bah on dirait bien que ça a été légèrement compromis pour le "au jour le jour" promis pour les publications de ce blog . Un bon signe, puisque ma quasi totale absence du monde des internets a été le signe d'une semaine de festival à 200 à l'heure.


Un rythme d'enfer engendré par notre folle idée de réaliser un seul film collectif au lieu d'un traditionnel Kino.


La semaine précédant le festival fut donc le temps des tournages pour nos 108 participants, encadrés par Kopetha et votre serviteur.

Le choix de titre en forme de clin d'oeil ,"Antananarivo Tiako Ianao" (Tana je t'aime) donnait une note d'intention claire à notre documentaire collectif : un patchwork de mini sujets documentaires à travers lesquels les étudiants devaient donner un regard sur leur ville, ses rues, ses habitants et donner au public d'invités internationaux une vision personnelle de la vie de tous les jours dans la capitale et ses alentours.


Pour la plupart des participants, et ce malgré le fait qu'ils étaient étudiants en audiovisuel depuis Septembre dernier, n'avaient jamais touché une caméra et cet atelier avait pour premier but de les confronter à la réalité des aléas d'un tournage et d'un travail d'équipe.

Après un rendu des montages individuels à l'issue du premier week-end, ma mission était de faire un bout à bout des films et de diverses pastilles pour les lier entre eux, grâce à l'aide indispensable d'un autre invité du Festival : le compositeur Edouard Pons (L'Atelier) avec lequel nous nous sommes très vite entendus pour une coloration atmosphérique minimaliste, inspirée de Philip Glass, qui lierait notre grande soupe d'images, sujets et formats différents pour une exploration sensorielle de la ville.


Pour être honnête, notre première réunion de travail utilisait un vocabulaire bien moins pompeux, notre note d'intention finale se terminant très officiellement par un "bon beh donc on fait un Koyaanisqatsi de Jean Rouch du pauvre".


Blague à part, et malgré mes craintes dues au très grand nombre de participants, ce kino fut le plus fluide que j'ai pu faire en termes d'organisation ici. Et le résultat, délivré au public lors d'une soirée épique au Ku Dé Ta (suivi d'un concert de folie donné par l'artiste Ricky) et d'une rediffusion en salles le lendemain à l'Institut Français, fut au delà de nos attentes.


"Antananarivo Tiako Ianao" est, de loin, le plus bel objet qui soit sorti de notre Ti Kino Gasy depuis 2010 et dire que je suis impatient de le partager avec vous est un euphémisme.


Mais on va devoir encore attendre pour ça, la suite de mes aventures kinoïtes Malgaches continuant la semaine prochaine avec un nouvel atelier à Diego Suarez (du 3 au 8 mai) et qui viendra encore enrichir notre grande oeuvre.


En attendant, et histoire de vous teaser un peu, je vous posterai ici quelques extraits dès qu'ils seront sous-titrés.


Le kino n'était pas la seule aventure de ce festival. Une conférence au titre évocateur "La création à l'heure du Netflix and Chill", deux projections "Retour d'Off-Courts", et les habituelles folles rencontres made in RFC ...

Restez connectés, l'aventure ne fait que commencer ! <3 Photos par Mianoka Andriamandroso <3